Comité Ados des Cafés Littéraires 2019

Le Comité Ado des Cafés littéraires regroupe des adolescents des collèges & lycées. Toute l’année nous lisons des romans, nous les commentons, et à la fin du printemps, nous défendons nos préférés auprès du comité de lecture adulte des Cafés Littéraires afin d’influencer le programmation du festival qui a lieu chaque année le premier weekend d'octobre. Pour la 3e année, les Cafés Littéraires nous ont confié la médiation d’une rencontre croisée en public.

Retour d'expérience sur la rencontre avec Nastasia Rugani

Comité Ados des Cafés Littéraires de Montélimar

Festival des Cafés Littéraires - Old School Café - Samedi 5 octobre 2019

 

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Nastasia Rugani

 

Nastasia Rugani, elle est hyper compréhensive. Elle a une joie de vivre que je n’avais pas imaginé. Trop de douceur ! On dirait une enfant calme et douce. On a juste envie de lui faire des câlins. Elle est rayonnante d’intelligence. Elle envoie de la joie, de l’énergie et de l’amour.

 

La personnalité de l’autrice, elle nous a mis bien à l’aise. Elle m’a même aidé à finir la phrase que j’avais du mal à formuler dans ma question.

 

Ses réponses étalent extrêmement stimulantes et nous faisaient réfléchir pendant la rencontre. Elle elle nous a même posé des questions, parfois retourné les nôtres. Elle s’intéressait aussi à nous.

 

Est-ce que des fois on est allés trop loin dans le texte ?

Non, c’était une nécessité. Parfois les questions étaient précises mais ses réponses développaient bien, introduisant les personnages, des éléments du récit. Comme si on se servaient les uns les autres pour avancer dans la médiation.

 

Est ce que c’est parce que c’est ma première fois que j’ai l’impression que ça ne pourra pas être mieux ?

C’est toujours l’impression qu’on a. Mais elles sont très différentes. Cette fois-ci j’avais plus le sentiment de bien être, d’affection, de fusion avec l’autrice, avec le public. Mais c’est peut-être aussi parce que la médiation elle-même abordait plus le psychologique avec Nastasia Rugani. Les livres de l’année dernière avaient un aspect historique alors que ce livre était plus tourné vers l’intérieur, les sentiments, les émotions et nous tient dedans, même quand on en parle après.

 

Il y a un lien du cœur avec Nastasia Rugani qui fait que cette médiation est très spéciale.

 

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Animer une rencontre littéraire

 

La rencontre croisée Nastasia Rugani/Antoine Wauters qui était prévue n’a pas pu se faire puisque Antoine Wauters était malade, il n’est pas venu. C’était pas facile de rebondir en l’apprenant la veille. C’est parce qu’on connaissait bien le texte de Nastasia Rugani qu’on a pu le faire parce qu’on n’a pas pu retravailler avant. En même temps, on avait vraiment beaucoup de matière sur Milly Vodovic.

 

A la fin certains sont venus nous demander de parler du livre d’Antoine Wauters Pense aux pierres ous tes pas et on était content de pouvoir le faire !

 

La disposition de la salle était meilleure cette année avec l’impression d’être avec le public, très proche. Ça fait qu’on a une disposition mentale qui favorise l’intégration du public dans la médiation. Jacques (Merle, comédien) nous a bien aidés pour cette mise en place qui est importante finalement.

 

On a été plus nombreux cette année à poser des questions. Peut-être parce qu’on était moins timides, que le groupe était bien constitué, mêlé, qu’il y avait une meilleure cohérence entre nous. C’est parce qu’on a été bien mélangés (5e/4e/3e) tout au long de l’année, je crois.

 

L’atelier (APA lecture à voix haute) avec Jacques Merle nous a rapprochés. On était tous dans la même galère. Connaître les textes à ce point… (Les pique-niques et les goûters nous ont bien rapprochés aussi !) C’est ce qui m’a permis de lire un texte en improvisation. Ça, c’était un pur plaisir. D’arriver à citer le passage, quand c’est venu dans la conversation, comme ça. C’est aussi grâce à Jacques Merle, oser et être un peu à l’aise pour le faire.

Quand j’étais au micro, je tremblais. J’espère que ça ne se voyait pas. Contrairement à la dernière fois, j’ai moins transpiré, j’étais plus à l’aise.

 

Au départ j’étais extrêmement stressé et puis dès que ça a commencé, je me suis plongé dans la médiation. La première question de Louise et la réponse de Nastasia Rugani nous a bien aiguillés. J’étais fier de voir que Louise, dont c’était la première médiation, démarre aussi bien, nature, directe, comme elle est, alors que j’étais en sueur. Après, on était tous dedans.

 

J’avais envie de parler de la bienveillance du groupe. c’était incroyable, ça.

Pendant la rencontre, chacun regardait avant de parler pour vérifier si quelqu’un d’autre voulait prendre la parole. Et ça, ça nous a encouragé à parler plus qu’on n’aurait osé, en fait.

 

Albane elle est incroyable. Elle est tellement posée. Elle est comme notre maman, la grande sœur qui nous ramène au travail. Elle est rassurante. Elle galérait un peu à formuler sa question mais elle y arrivait en prenant le temps de trouver les mots justes et c’était clair.

 

(Guilian) J’ai fait rire la salle, donc c’était bien. Les gens s’attendaient à ce que je dise quelque chose d’important alors que j’invitais aux questions. J’étais un peu gêné. Mais j’étais à ma place.

 

J’ai trouvé qu’on était assez à l’aise en fait. J’étais fière de penser : « c’est mon groupe ! »

 ça donne envie de continuer.

La rencontre croisée Nastasia Rugani & Antoine Wauters animée par le Comité Ados

Festival des Cafés Littéraires Samedi 5 octobre 2019

Vivement la Rentrée !

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Nous avons beaucoup lu, discuté pour arriver à proposer cette rencontre croisée. Ce sont de très beaux livres, mais durs, durs dans ce qu’ils disent et comment ils le disent. Mais parmi tous les livres que nous avons lus, ce sont ceux qui nous ont le plus touchés, fait réfléchir et débattre. Nastasia RUGANI & Antoine Wauters y évoquent tous les deux des thèmes forts : cette enfance qui peut TOUT, la puissance de la relation frère-sœur, la complexité de la famille, l’oppression sociale…. Et ils le font avec une écriture TRES singulière.

 

Rendez-vous samedi 5 Octobre 2019 au Old School Café lors du Festival des Cafés Littéraires !

Après la représentation de l’Atelier de Pratique Artistique « Lecture à voix haute »

Amphithéâtre de l’IFSI (École d’Infirmier.e) 14 Juin 2019

 

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L’Atelier de Pratique Artistique (APA), ça m’a apporté une meilleure aisance à l’oral, de l’éloquence, même.

J’ai beaucoup aimé et constaté des progrès notamment quand je parle. Pas seulement quand je lis à voix haute, mais quand je parle.

J’ai été beaucoup plus à l’aise pendant la conférence de presse des Cafés Littéraires et pour les capsules vidéos de présentation des romans. La première fois je bafouillais, je cherchais mes mots. Là, j’étais beaucoup plus assuré.

Au début, quand on travaillait sur des textes sans but j’étais pas très investie, mais dès qu’on a eu choisi les textes des Cafés Littéraires, qu’on avait un objectif, c’était mieux. On se soutenait vraiment beaucoup plus les uns les autres. On savait ce que chacun avait à faire.

Ça m’a apporté des expériences humaines. Déjà, on a rencontré Jacques Merle, le comédien.

Devoir s’entraider, être ensemble pendant 3 heures à s’accompagner, pique-niquer, s’écouter, s’encourager, persévérer, goûter, … C’est une expérience humaine et culinaire aussi !

Le groupe s’est formé, les 3e, 4e et 5e se sont bien mélangés, certains ont joué un rôle de passeur.

Après la moitié de l’année, l’APA nous a vraiment rapprochés. Ça nous faisait comme une complicité. Un truc à nous.

J’ai apprécié d’être hors de ma classe. C’est un moment à part.

C’est difficile de se canaliser. Nous (Alexandre et Milo), on est des perturbateurs, on a une grande capacité à rigoler. On est nombreux à avoir cette capacité dans le groupe. C’est pas facile tous les jours pour vous. On se coupe la parole souvent entre nous (les garçons qui se connaissent bien) avec une certaine rivalité inconsciente. Ça nous fait du bien en même temps de faire ça, de devoir s’écouter. Parce qu’on a envie de participer, d’être là, de profiter. Moi, à votre place, j’aurais pas la patience de nous supporter.

Jacques a été formidable, patient, exigeant.

Au début, j’avais le sentiment de stagner parce que je n’osais pas parler, je restais silencieuse. J’hésitais à rester parce que je n’avançais pas. Mais ensuite, j’ai progressé et j’y suis arrivée, à parler en public. Les autres m’encourageaient.

J’étais pas bien chez moi alors j’étais prête à tout arrêter. En restant, Jacques m’avait prise à part et j’ai vraiment eu l’impression de m’améliorer à partir de ce moment-là.

J’étais pas une grosse lectrice alors je me demandais si j’avais le droit d’être là. Mais vous, et les autres, et le travail avec Jacques, m’ont permis de rester. Et c’était bien. J’ai ma place.

J’ai trouvé que Mélody avait fait d’énormes progrès ! J’ai travaillé le texte avec elle et j’ai trouvé qu’elle explosait vraiment à un moment et c’était beau à voir. Cette évolution.

Au début, personne ne se connaissait vraiment. Au fur et à mesure on s’est rapprochés et maintenant, on peut dire qu’on est amis. On a tissé des liens très proches.

On a joué au parc en attendant la lecture publique, comme des gamins, et c’était trop bien. On s’est défoulé du stress. Et en même temps on était dans notre bulle ensemble.

Lire à voix haute en public, ça s’est bien passé, finalement. On aimait nos textes. On les défendait en fait. On les faisait vivre et connaître. On était dedans. C’était libérateur d’être à la représentation.

 

Rencontre au Sommet des Comités Ados Collège-Lycée et du Comité de Lecture Adultes des Cafés Littéraires de Montélimar

Au CDI du Lycée Xavier Mallet au Teil, le 29 mars 2019

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Nous rencontrions les lycéennes du Comité Ados et les adultes du Comité de lecture qui décident de la programmation des prochains Cafés Littéraires qui auront lieu du 3 au 6 octobre 2019.

On a beaucoup apprécié l’accueil par Nicole Navennec, la documentaliste du Lycée Xavier Mallet avec des boissons et des gâteaux ! Guillemette Lambert, la coordinatrice des Cafés Littéraires avait aussi apporté une pogne au chocolat (dont on s’est disputé jusqu’aux miettes tellement elle était bonne !). Nous avons bien discuté des livres que nous avons lus cette année dans la perspective d’influencer la programmation. C’est toujours impressionnant de rencontrer les adultes du comité de lecture des Cafés Littéraires et aussi les lycéennes. C’était une rencontre très instructive. On a pu constater que les débats entre adultes pouvaient être bien différents qu’entre ados et c’était intéressant de savoir ce qu’ils pensaient. Ils intellectualisent beaucoup plus la lecture que nous. Ça m’a donné envie de lire le livre que je n’avais pas encore lu, même si les sujets sont durs. Les débats étaient bien menés. On pouvait avoir l’avis de personnes plus âgées que nous sur les livres auquel on n’avait pas pensé. On voit qu’il y a une liberté de comprendre ce qu’on veut. Le débat apportait de nouveaux points de vue. Parfois c’est difficile d’intervenir quand quelqu’un a déjà très bien parlé, a les mots qu’il faut. Mais c’est passionnant d’écouter aussi. L’ambiance était excellente. Quand une adulte nous dit « vous utilisez des mots précis, à propos et sans peur », ça m’a fait vraiment plaisir. De sortir du lot, et des idées reçues. Les adultes nous laissaient parler. On pouvait échanger sans qu’il y ait de jugement, sans qu’on nous renvoie à ce qu’on est des gamins.

 

Le Comité Ados des Cafés Littéraires du Collège Europa de Montélimar 2018-2019

Somaïa, Gabriel, Nathan (3e)

Guilian, Faudil, Alexandre, Chris Olivier, Milo, Sasha (4e)

Louise, Melody, Nina (5e)

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Auteur : cmoulain
Publié le 16/10/2019
Modifié le 16/10/2019